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LES MUSEES EUROPEENS DU CYCLISME Compagnie Parisienne Olivier Hères - Recherche de Securite - Naissance de l'Industrie du Velo - Fabrication de Machines Ultralegeres - Les Bicyclettes de 1935 - Les musees europeens du cyclisme - Les musées de la bicyclette aux États-Unis - Shimano Isus de la passion pour le sport cycliste et de la curiosité envers les machines qui y sont au cœur, de nombreux musées consacrés à l'histoire de la bicyclette virent le jour dès la fin du XIXe siècle en Europe et aux ÉtatsUnis. Au début, dans le cas européen, il ne s'agissait que de simples collections privées, que recelaient certaines résidences de princes et d'aristocrates, mais, par la suite, le goût de conserver tout accessoire ou objet ayant un lien avec le cyclisme se popularisa et donna lieu à ce que nous connaissons aujourd'hui, des expositions permanentes et des musées ouverts au public. Nous allons recenser ici les plus importants d'entre eux, toujours surgis d'une initiative privée et, parfois, mais plus rarement, sous l'impulsion de l'administration publique. Commençons par l'Angleterre, et penchons-nous sur le British Cycling Museûm et le Hull Transport Museum. Le British Cycling Museum se trouve à The Old Station Camelford, à Cornwall, et retrace l'histoire de la bicyclette depuis 1818, en s'appuyant sur plus de 400 modèles exhibés, aux côtés de 1 000 médailles et de nombreux exemplaires de sacs de voyage en cuir et de lampes pour bicylettes, à huile ou avec batterie. Il renferme également une bibliothèque bien documentée consacrée au cyclisme. Le Hull Transport Museum, de Kingston-upon-Hull, à Humberside, est lui aussi très intéressant, même s'il ne se dédie pas exclusivement à l'évolution du vélocipède, mais embrasse plus largement celle des véhicules de transport terrestre dans les deux cents dernières années. Motoren Museum Assen, en Hollande, est également à voir, avec sa collection d'autos, de motos et de cycles, tout comme surtout - le musée national de la Bicyclette Velorama, où sont exposés près de 250 anciens vélocipèdes et bicyclettes, de beaux exemples de draisiennes de 1817, des bicycles, des tricycles, des bicyclettes actuelles et même de novateurs exercices de style, qui prétendent nous montrer les bicyclettes du futur. Au Velorama, on. peut suivre le développement de la bicyclette de ses origines à nos jours, et admirer une superbe collection d'accessoires et de posters liés au monde du deux roues. Par ailleurs, ceux qui étudient ce moyen de transport devenu sport peuvent se plonger dans les documents de la Bibliothèque Wietse de Vries, où sont rangés livres et textes sur la bicyclette, travaux scientifiques, littérature professionnelle, listes de prix et photos anciennes, ainsi que les archives historiques de la prestigieuse firme Koninklijke Gazelle (Gazelle Royale). comme une partie des archives de quelques autres usines hollandaises de bicyclettes. En France, il existe également un bon nombre de musées consacrés à l'histoire de la bicyclette. Certains sont plus généralistes, et les bicyclettes s'y mêlent à d'autres sortes de véhicules, comme c'est le cas au Conservatoire national des arts et métiers (Paris). au musée de la Voiture (Compiègne). au musée du Sport (Paris) ou au musée Barthélémy Thimonnier (Amplepuis) ; d'autres sont monographiques, et se dédient entièrement à la machine à pédales. Parmi ceux-ci. nous pouvons citer le Moulin de la Petite Reine, collection Buisset, à Maule, où sont exposées 300 machines, dont sept draisiennes en bois, constrjjites entre 1820 et 1860. Certaines se caractérisent par leur zoomorphisme, l'une arborant une surprenante tête de cheval (n'oublions pas que l'on appelait la draisienne le « cheval du pauvre »), et une autre une tête de girafe avec le corps couvert de taches noires." À Maule sont aussi visibles diverses michelines de toutes tailles, pour enfant de sept à quinze ans, ainsi que des machines très personnelles de constructeurs presque inconnus, comme David d'Orléans, qui fabriqua pour sa part un vélocipède en bronze, muni d'un guidon courbé. Parmi les bicyclettes de la gamme « Michaux », il faut noter un tricycle-tandem et plusieurs machines équipées de roues en bois avec jantes métalliques, ou de jantes en bois avec une zone en caoutchouc. Dans ce musée, on trouvera également des bicycles géants et des raretés, comme un vélocipède Barberon et Meunier de 1869, déjà doté d'une sorte de roue libre, ou un superbe Sphinx de Truffault, fabriqué en 1886, caractérisé par son système de« multiplication» placé sur la roue avant, de petite taille. Parmi les autres attractions de ce musée figurent plusieurs proto-bicyclettes, essentiellement d'origine anglaise: des bicyclettes dotées de direction à pivot, une Swift fabriquée à Coventry avec une direction à roulement à billes, et même une sextuplette de marque Gladiator. Toujours en France, il convient de citer le Véloparc de Plouay, dans le sud de la Bretagne, le musée Louison Bobet, consacré à ce champion, à SaintMéen-le-Grand(Bretagne) et, enfin, le fameux musée du Vélo, à Cormatin. Dans ce derr:ier, sur deux niveaux de visite, 170 machines retracent l'évolution de la bicyclette, depuis ses ancêtres à nos jours. On y trouve des draisiennes de 1818, plusieurs vélocipèdes de la période 1866-1870, des exemplaires du grand-bi de 1870-1875, certains des premiers vélocipèdes dotés de chaîne autour de 1875, et des tricycles, des triplettes, etc. Le lieu est riche de plus de 8000 pièces, si l'on compte les machines, les accessoires, les jeux, les documents publicitaires, les timbres et toutes sortes de curiosités liées au cyclisme. En Belgique, nous nous rendrons au musée de la Roue, à Anvers (consacré aux motocyclettes et aux bicyclettes), et au musée Roger Wery, à Liège, dans les trois édifices duquel nous sont offertes des démonstrations monographiques intitulées « La bicyclette jour après jour », « Les vélocipèdes d'avant 1900 »et « Les bicyclettes produites dans la zone de Liège ». Nous ne pouvons terminer cette énumération des musées de la bicyclette et du cyclisme en Europe sans accorder une mention spéciale à l'Italie, en raison de la grande concentration de ceux-ci dans le pays. Cependant, nous devons préciser que la majoiité de ces musées sont essentiellement tournés vers.la figure d'un grand champion, même s'ils octroient aussi un rôle majeur aux machines sur lesquelles le coureur a remporté ses victoires. La plupart de ces musées se sont réunis dans une association dénommée Club Italia Musei dei Ciclismo, située à Polcenigo : celle-ci veille à éviter la dispersion des pièces recueillies dans chaque musée, et favorise les relations entre ceux-ci. Sans prétendre à l'exhaustivité dans l'énumération des lieux où sont exhibés les objets liés au cyclisme, nous citerons le musée Alfredo Binda, dédié à la mémoire de celui qui fut le premier champion du monde, et dont l'édifice se trouve à Vararo, près de Cittiglio. Le musée Learco Guerra, se trouvant dans le Palazzo Podesta, Piazza Broletto, à Mantoue, réunit, outre des bicyclettes, le premier maillot rose du Giro (1931), des centaines de photographies et du matériel qui appartenait au vainqueur des Championnats du Monde de 1931, du Milan-San Remo de 1933 et du Giro de 1934. Le musée du Cyclisme Alto Livenza, à Portobuffolè, dans la province de Trévise, a un caractère « historico-didactique », avec sa volonté de raconter l'histoire du cheval d'acier tout comme celle de ses champions, une attention particuliere etant portee au Giro D'autres musées italiens sont véritablement intéressants: le musée du Cyclisme Toni Pessot, de Caneva, près de Pordenone, avec sa riche collection de maillots; le musée de la Bicyclette Tina Sana, à Almenno San Bartolomeo, près de Bergame, qui expose une draisienne de 1920, plusieurs michelines, dont une de 1861, de belles bicyclettes des années trente et quarante, et une Bianchi de 1942, équipée du premier dérailleur Campagnolo ; le Museo storico della Bicicletta Toni Bevilacqua, à Cesiomaggiore, près de Bellune ; le Santuario Colle Gallo Museo Ricardo deI Ciclismo, à Gaverina Terme; le célèbre musée du Cyclisme Ghisallo, Santuario de la Madonna dei Ghisallo, en Lombardie, dans un lieu que le Pape Pie XII consacra à la patrone du cyclisme en 1948 ; le très digne d'intérêt musée du Cyclisme Giannetto Cimurri, Via Porta Brennone, à Reggio Emilia. Autrefois ami et confident de Fausto Coppi, Cimurri fut un personnage singulier dans l'histoire du cyclisme italien. En 1994, il décida d'inaugurer ce musée où sont rassemblées 130 bicyclettes, dont la chronologie va des premiers vélocipèdes au prototype utilisé par Francesco Moser dans sa tentative de record de l'heure de Stoccarda le 21 mai 1985. Nous pouvons aussi y voir des raretés, comme le vieux bidon couleur argent utilisé par Luigi Ganna sur le Giro de 1909, ou un paquet de Kola Astier, un excitant à base de cafeine, aux effet dopants, utilise a l'epoque du grand Fausto Coppi |
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