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LUMINAIRE POURLA ROUTE lumiere pour la route - Dynamo Pratiquement tombees en desuetude aujourd’hui, les lampes ou lanternes pour bicyclettes furent un accessoire d’importance vitale chez les cyclistes d’autrefois. Le baron de Drais rendait compte des 1817 dans ses ecrits des difficultes des premiers velocipedistes a circuler dans l’obscurite. On se servait alors de petits fanaux a main, coniques, qui avaient a l’interieur des bougies de cire, un systeme qui demeura en vigueur plusieurs decennies. Nous savons qu’en 1878 quelques ateliers de velocipedes proposerent des lampes a huile ou a petrole comme les lampes Miller ou Powell & Hammer, que l’on pouvait fixer au moyeu de la grande roue avant. Ce n’est cependant qu’avec l’arrivee des bicyclettes basses que l’industrie de la bicyclette se mit a imaginer des systemes d’eclairage specialement concus pour la pratique du cyclisme. Apparurent alors differents modeles de lampes d’aeration de la partie avant faisant qu’elles produisaient une flamme d’autant plus grande que le vent produit par la bicyclette dans sa lancee etait plus fort. Il y eut aussi des lampes a huile, comme la celebre lanterne argentee Silver King de Lucas Ltd., de Birmingham, qui fit fureur en 1888, ou encore celle avec bougie de cire de Hermann Riemann, tres populaire dans l’Allemagne de 1889. Richard Weber obtint pour sa part un brevet anglais pour son eclairage electrique. En 1886, il commenca a fabriquer ses dynamos avec un cylindre frottant sur la roue avant, un miroir et une ampoule. Cette invention restait toutefois a perfectionner, car la dynamo manquait de puissance et les filaments de l’ampoule, en fibres de bambou carbonise, grillaient avec les secousses de la bicyclettes. C’est l’apparition des phares au carbure, en 1898, qui permit aux cyclistes de profiter d’une lumiere suffisante pour voir, enfin, le chemin sur lequel ils roulaient. Ces phares dominerent le marche jusqu’en 1905, date de la construction par l’Allemand Fritz Eichert d’un mecanisme lumineux electromagnetique, qui eut aussitot les faveurs des cyclistes, meme si les traditionnelles lampes a acetylene existaient toujours, comme la lampe Scharlach, de Nuremberg (1909) . Enfin, les systemes d’eclairage a base de dynamos finient par s’imposer vers 1910, par le biais de societes comme l’Allemande Lohmann ou l’Anglaise Bowden Company, que suivirent peu a peu d’aures marques, comme celle de Robert Bosch. Il faudra encore du temps, beaucoup de temps, pour que surgissent les premieres tentatives timides (et infructueuses) de l’eclairage par batterie. Malgre toutes ces inventions, on pouvait encore voir dans les journaux des premieres annees du XXe siecle le visage de quelques cyclistes heroiques qui aimaient, comme l’Espagnol Vicente Blanco (champion de fond sur route en 1908 et 1909), s’entrainer baignes par la lumiere de la lune. |
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