![]()
LES CYCLISTES DU 3eme REICH Les cyclistes du Troisieme Reich - En 1937-1938-1939 Quand, à l'issue de trente-quatre mois de mort et de barbarie, prit fin . 'ile espagnole, le pays était détruit. Peu à peu, avec la faim et la destruction en toile de fond, la vie et le sport prirent le pas sur la tragédie. Alors que les villes "étaient en ruines, que les routes et les chemins étaient dévastés par les bombes et le manque d'entretien, et que tout un peuple avait faim et était dans le besoin, des épreuves cyclistes furent à nouveau organisées en 1939. Elles étaient cependant moins longues qu'autrefois, en raison de l'évidente ,faiblesse (due à la faim) des coureurs. Cette année-là, on ne se rendit pas sur le Tour de France, mais au Tour d'Allemagne, en raison des bonnes relations qu'entretenaient les gouvernements de Franco et d'Hitler. Plus tard 20 au 27 août, se tint le premier Cinturon ,(Ceinture du Nord), épreuve qui remplaçait l'ancien tour r du Pays" B,asque. Le. vainqueur fut Mariano Canardo, suivi d'Ezquerra et de Fermin Trueba. Quatre annonçaient le début de la Seconde Guerre mondiale : " Hier à 5 heures 45 a eclate la guerre Germano-polonaise (...). La France et l'Angleterre envoient leur ultimatum à l'Allemagne " disait en première page du 2 septembre le journal espagnol La Gaceta del Norte, ajoutant le 5 septembre que l'Espagne restait neutre dans ce conflit Le cyclisme espagnol devait ainsi demeurer isolé jusqu'à la fin de la guerre, même s'il reçut en 1940 la visite d'une équipe allemande. Ce fut à l'occasion du lie Circuit du Nord, course à laquelle participaient:les meilleurs cyclistes espagnols, le Luxembourgeois - Mathias Clemens et ceux qui s'annonçaient comme les trois plus grandes figures du vélocipédisme du Ille Reich: Otto Weckerling (vainqueur du Tour d'Allemagne de 1937 et de deux étapes sur le Tour de France), Emil Kijevvski (deuxième au Championnat du Monde de 1937) et Herbert Hackebeil (avec un brillant palmarès en amateur). Le dimanche 25 août, à 9 heures du matin, les 66 coureurs qui devaient parcourir les 111 kilomètres de la première étape, Bilbao-Santander, prirent le départ. La journée se passa sans rebondissements, car les cyclistes s'attachèrent surtout à se surveiller les uns les autres pour évaluer les états de forme respectifs. C'est le Galicien Delio Rodriguez qui l'emporta au sprint, suivi de Juan Jimeno et Alejandro Fombellida. 1' etape achevée, chacun alla récupérer"sa valise et partit à la recherche d'un endroit où dormir et manger, avec les 30 pesetas que donnait l'organisation pour cela. Le jour suivant, il fallait affronter l'étape Santander-Burgos, qui semblait a priori offrir plus de place à la confrontation, car elle comportait l'ascension de l'Escudo, un col d'une difficulté considérable. La journée commença par l'échappée de l'Aragonais Lahoz, qui passa le premier le sommet du col, tandis que derrière lui les hommes forts de la course faisaient déjàle tri dans le peloton. Quand Lahoz eut décroché, 19 hommes s'échappèrent à leur tour, dans un groupe où figuraient les grands de l'épreuve: Ezquerra, Leturiaga, Sancho, Echegaray, Delio Rodriguez, Gandara, Clemens, Abadia et Trueba. Le grimpeur de Torrelavega creva, et ses compagnons firent tout leur possible pour le semer. Il manquait 35 kilomètres pour voir la ligne d'arrivée à Burgos et, bien que Trueba n'eût pas encore son compte sur la route, les 2 minutes et 10 secondes qu'il avait mises à changer son boyau constituaient un gros désavantage. A l'arrivée, Delio fut encore une fois premier, devant Jimeno, Ornos, Izquierdo:et Dermit. Au classement général, il était aussi en tête, mais sa position demeurait fragile, car dix autres coureurs étaient tout proches. La troisième étape, Burgos-Vitoria, se révéla plus intéressante que ce que l'on avait pu imaginer. Peu après le départ s'échappèrent les Allemands Weckerling et Kijevvski, que rejoignit rapidement le Catalan José Botanch, pour former un trio qui allait faire des siennes. Les deux Allemands souhaitaient laver l'affront qu'ils avaient subi la veille, puisque leurs machines mal préparées et leurs braquets peu adéquats les avaient fait souffrir plus que nécessaire. Quant à Botanch, il s'agissait d'un cycliste solide, bon grimpeur, bien décidé à tenter sa chance dans la course. Pour ces raisons, les trois hommes collaborèrent aussi loin qu'il leur fut possible, c'est-à-dire jusqu'à Miranda de Ebro. Là, Kijevvski dut abandonner; Weckerling se dit alors qu'il valait mieux aller seul que mal accompagné et, démarrant subitement, il laissa là Botanch et partit en solitaire. Ce fut ainsi le cycliste allemand qui triompha à l'arrivée, suivi de Botanch qui, même s'il arriva avec 2 minutes de retard, n'en remporta pas moins le maillot bleu de leader. Fermin Trueba gagna l'étape suivante, Vitoria-Logrono, sur un petit parcours de 59 kilomètres en fermé néanmoins dans les ascensions empoisonnées de Las Churdinas et du col de La Herrera. Sur l'asphalte en pente, Ezquerra et Trueba s'arrangèrent pour s'échapper, prenant un avantage qui leur servit à passer ensemble l'arrivée. Ce fut Trueba qui s'imposa, avec Ezquerra dans sa roue, tandis que Delia Rodriguez, troisième au classement, arriva avec 21 secondes de retard. Au classement général, Botanch restait leader, avec 1 minute et 18 secondes d'avance sur Federico Ezquerra, qui lorgnait sa place. Fermin Trueba l'emporta encore lé lendemain, sur l'étape Lograno-Pampelune, de 92 kilomètres, grâce à la même stratégie: s'échappant avec Abadia et MartIn, il parvint avec ce dernier à l'arrivée, et il le battit au sprint, avec à peine 22 secondes d'avance sur un petit groupe composé de Jimeno, Carretero, Delio Rodriguez, Abadia, Ezquerra, Botanch, Flaquer et Sancho. Pourtant, ce ne fut qu'à la sixième étape, Pampelune-Saint-Sébastien (San Sebastian), que la course allait connaître le vrai visage de son chef. Pour donner une idée de cette journée, il suffit peut-être de dire que les coureurs passèrent: la ligne d'arrivée avec 1 heure d'avance .sur l'horaire prévu, en roulant à une moyenne de 38,200 kmlh. Tout commença par une crevaison du leader dans la montée du col de Velate : Ezquerra. voyant cela. força la rupture avec le peloton et prit alors la tête d'un groupe de 20 cyclistes, qui arriva en tête. Dans le sprint final, la victoire revint au Majorquin Flaquer, suivi de Delia Rodrfguez et de Carretero. Ezquerra, pour sa part, tirait profit de son travail dans l'échappée, car il était couronné nouveau leader, avec 21 secondes d'avantage sur son poursuivant immédiat, Delia Rodriguez. La septième étape. entre Saint-Sébastien et Bilbao, fut moins palpitante. Juan Jimeno l'emporta au sprint. Les montées à Udana, Autzagane. Sollube et Andracas furent propices aux inévi!ables escarmoyches. mais cela ne suffit pas à inquiéter le maillot bleu. Ainsi, la dernière tape. San-Sébastien-Bilbao, était la g.ernière cartouche qu'il restait à l'ambitieux qui voulait ôter les lauriers du front d'Ezquerra. Le lendemain fut un jour particulier. La course se terminait dans une foule qui se pressait pour voir de près les as. Bilbao se préparait à recevoir les coureurs dans une ambiance de fête qui ne passa pas inaperçue. « Clemens, impressionné par le caractère grandiose du spectacle du samedi, à la fin de la septième étape, a eu l'élégance de se présenter à l'arrivée avec le maillot de champion du Luxembourg, qu'il gardait au fond d'une armoire », disait Hierro, le journal organisateur de la course. « L'équipe catalane porte aussi ses maillots tout propres. Et Ezquerra, devant le luxe de ses compagnons, nous demande un maillot neuf, pour l'arborer à l'étape finale. Trente-trois coureurs se sont présentés pour signer la feuille de départ, et il ne manquait à l'appel que l'Allemand Kijewski. pas encore remis de sa maladie, et le Catalan Chafer ». C'est en montant Artagnan, dans le second tour du circuit, que partirent ensemble Trueba, Ezquerra et Abadia, trois grimpeurs qui n'eurent aucun mal à tenir le peloton à distance. Arrivé à la fin de l'étape, le vorace Ezquerra voulut démontrer qu'il n'était pas leader pour rien, et l'emporta encore dans cette dernière étape, devant Trueba, deuxième, et Abadia, troisième. Vingt secondes plus tard arrivait un groupe de 5 coureurs mené par Jesus Dermit. Le lie Circuit du Nord était entré dans l'histoire. Federico Ezquerra, le meilleur cycliste de la saison pour beaucoup de gens, l'avait remporté. Le prix de sa victoire? Il s'élevait à 5 250 pesetas (aujourd'hui 4 100 ? environ), que nous pouvons détailler ainsi: 4 000 pour sa première place au classement général, 750 pour sa deuxième place en montagne, 150 pour sa deuxième place à la quatrième étape, 50 pour avoir été quatrième à la sixième étape, 200 pour avoir été premier à la hui tième, et 100 de gratification pour sa combativitéà la quatrième étape. Notons ce détail: Ezquerra et Delio, les deux premiers du classement général, ne subirent aucune crevaison tout au long de l'épreuve. S'ils ne perdirent pas d;êir, ils perdirentdu poids: trois kilos pour leprehlier et quatre pour le premier et quatre pour le second. |
|||
Contact | Recommander Velo Paris | Livre d'Or | Annuaire | Forum | Petites Annonces | Acces Rapide | F.A.Q. | Recrutement | Partenaires | Publicité
Velo Paris : Visite de Paris en velo - Copyright VéloParis 2006 |
|||