LE BOOM DU CYCLISME JAPONAIS

Championnat Nationale en Europe - Cyclisme Olympique - Premiere Course en Chine - Tour du Maroc - Le Premier Grand Prix des Nations - Le boom du cyclisme japonais - Tour d'Argentine

Le parc de Ueno, à Tokyo, fut l'endroit qui accueillit la première course cycliste du .Japon, en 1897. En entrant dans le xxe siècle, les grands journaux nippons rivalisèrent entre eux dans l'organisation de courses sur route de longue distance. La plus célèbre d'entre elles fut les 1 000 miles, organisée par l' Osaka Shimbun en 1906. Deux années plus tard, le Wheelman Club organisa la Tokyo Rinshikai, à partir de laquelle le cyclisme japonais vécut une époque de splendeur, "qui se prolongea jusqu'en 1914. Ensuite, la crise économique qui suivit la Première Guerre mondiale fit décroître le nombre de courses organisées, comme la ferveur des masses pour celles-ci. Un journal japonais, l'Osaka Mainichi Shimbun (Osaka Daily News) , donna une nouvelle impulsion à ce sport en organisant en 1931 une nouvelle épreuve de 1 000 miles entre Osaka et Kagoshima. Cette c urse connut un tel succès que le même journal organisa par la suite d'autres courses, qui n'étaient plus des longues distances, mais qui se fondaient principalement sur cinq disciplines différentes: la course de 1 000 mètres, de 2 000 mètres et de 10 oog mètres, la poursuite par éqûipes et la course individuelle sur route. Toutes ces épreuves étaient destinées aux amateurs et l'on n'y gagnait pas d'argent, mais des médailles et des diplômes du mérite. (Osaka News) En 1934 naquit la .Japan Cycle Racing Federation, affiliée à l'U,p,ion Cycliste Internationale (UCI), en 1936. Des cyclistes japonais participèrent aux Championnats du Monde de cette année-là, à Zurich, mais non aux .Jeux olympiques de Berlin. On comptait néanmoins sur la présence des Ja ponais aux Jeux olympiques de Tokyo, en 1940, mais la guerre en voulut autrement. Il en fut de même avec les Jeux olympiques de 1944, et la première intervention du cyclisme nippon au terme d'une olympiade dut'attendre les Jeux d'Helsinki en 1952. Quatre années auparavant, en 1948, le cyclisme japonais devait découvrir une modalité qui, avec les années, allait devenir son signe distinctif: le keirin.  Le 3 juillet .1952, alors que les cicatrices de la guerre n'étaient pas encore refermées au Japon, on approuva la Bicycle Racing Law. Cette loi était conçue pour aider à la reconstruction de l'industrie cycliste du pays et à la récolte de fonds pour la réhabilitation des villes détruites par la guerre: tout cela entendait se fonder sur les bénéfices tirés des courses de keirin. La première course sous cette forme se célébra dans la ville de Kokura, sur l'île de Kyushu, le 20 novembre 1948. Cette ville de 180 000 habitants, qui fut durement frappée par la guerre, aménagea quatre journées de course qui remportèrent un vif succès. Il y eut 55 000 spectateurs et les gains des paris se montèrent à 19,7 millions de yens. Après ces débuts prometteurs, au mois de décembre, la préfecture d'Osaka organisa à son tour six jours de course au vélodrome de la ville. Cette fois les spectateurs se comptèrent au nombre de 67 000 et la recette des paris s'éleva à 36,S millions de yens. À la vue de tels chiffres, les autorités locales comprirent que les épreuves de keirin pouvaient constituer une abondante source de revenus. C'est ainsi que l'on construisit 19 vélodromes en 1949, et 35 supplémentaires dans les années suivantes. Le ministère du Commerce et de J'Industrie fut surpris de cet engouement inattendu et il bloqua les autorisations pour la construction de nouveaux vélodromes: seuls 6 nouveaux vélodromes furent ainsi construits en 1951 et 1952 ; et nous pouvons dire que l'essor de la construction de ce type d'installations prit fin en 1953, avec la fin des travaux de Shizuoka.  Quand se disputerent les premieres courses de Keirin, on trouvait a peine 100 coureurs au Japon pour y participer. Avec le temps, on eur besoin de plus en plus de cyclistes et, pour recruter ceux ci, on distribua des tracts de propagande a la gare de Tokyo. Ainsi, quiconque souhait etre coureur cycliste n'avait qu'a s'adresser a la Bicycle Promotion Federation, dans les faubourgs de Tokyo, et prendre la licence correspondante. On n'exigeait pas de conditions physiques particulieres, ce qui, joint au fait que les emoluments d'un cycliste de Keirin etaient superieurs a ceux employes de bureau, fit augmenter considerablement le nombre de ceux qui aspiraient a ce nouvel emploi. Ainsi, en 1952, 6.000 cyclistes pratiquaient le Keirin au Japon, dont 600 etaient des femmes, et environ 10.000 personnes travaillaient aux differents postes en relation avec ce sport

Kawamuro, premier japonais du tour de france




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